& accordionist

projects 

 

tango strings project

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manu Comté, bandoneon

 

B’Strings Quintet

Jean-Frédéric Molard, violin

Red Gjeci, violin

Pascal Schmidt, alto

Hans Vandaele, cello

Philippe Cormann, bass

 

featuring Tomás Gubitsch, guitar

 

Il y a longtemps que je ressens une attirance naturelle, presque physique, pour les musiques du sud et plus particulièrement pour le tango, celui d’aujourd’hui, plus inventif et multiforme que jamais.

Il m’ a toujours paru évident, un peu à l’image de « l’arbre qui marche » se déplaçant grâce à ses racines pour mieux trouver le soleil et le terreau le plus favorable à sa croissance, qu’ un artiste n’est jamais exclusivement influencé ou inspiré par les moyens d’expression liés à sa région ou à son pays d’ origine.

Plus que jamais, mes racines musicales ont tendance à migrer pour s’ancrer au cœur des différentes ramifications stylistiques de ce monde musical argentin.

Mes rencontres avec quelques-uns des musiciens et compositeurs les plus fameux et les plus représentatifs de cette musique m’ont donc amené à la création de ce projet.

L’étonnante et fascinante association des cordes et du bandonéon n’est autre que l’un des éléments fondateurs du son du tango.

Cordes et lames réunies donnent à entendre quelque chose de rare, un mélange subtil, une matière sonore nouvelle, comme la naissance d’un nouvel instrument. Parfois, certaines sonorités éthérées du quatuor à cordes me font penser étrangement à celles d’un bandonéon, peut-être est-ce dû à la similitude dans le choix des matériaux de fabrication, le métal (cordes modernes et lames) et le bois, respectivement transmetteur d’ ondes et résonateur. Sans doute aussi parce que l’action du soufflet ou de l’archet permet le même genre de traitement sonore sur les deux instruments... J’aime souvent dire que le soufflet est l’archet du bandonéon, les possibilités pour travailler le son de l’intérieur, le structurer, le modeler, sont semblables... En découle une expression forte, intense, un lyrisme particulier, un supplément de poésie, d’âme.

Depuis toujours j’ai cette impression que le violon est un compagnon de route fidèle. Au fil des années, que ce soit dans ma vie privée ou dans mon activité de musicien, j’ai constamment été entouré par cette grande famille des cordes... Le mariage de ces instruments et de mon bandonéon est donc pour moi très naturel, une espèce de combinaison parfaite, à la vie comme à la scène.

Manu Comté

bandonionist